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condimentirritant · vif · de vinaigre · net · âcre

Moutarde de Dijon

Une chaleur qui monte au nez plutôt que de descendre dans la gorge. Elle émulsionne aussi, et personne ne le lui reconnaît.

tout seul
3.0acide
0.0sucré
4.0salé
2.0amer
1.0umami
ordre · canon d’abord

2 de ces 44 sont sauvages : la théorie dit oui, personne ne les a cuisinés. pourquoi →

44 accords pour Moutarde de Dijon.

Laitue

classique

Émulsifiant d'abord, goût ensuite. Sans elle, la vinaigrette glisse hors de la feuille.

Porc

classique

Le gras a besoin d'âcreté, pas de plus de sel. Ça coupe vers le haut, à travers la langue.

Jambon

classique

Le sel de salaison s'aplatit après deux bouchées. Le piquant relance le palais.

Deux acides, l'un volatil, l'autre non. Le mordant s'empile par couches.

Le feu de la moutarde est bref. L'acide de la pomme le prolonge et calme la brûlure de sinus.

L'acide et les huiles de moutarde sortent l'amidon de sa propre lourdeur.

Chou

courant

Même famille d'huile de moutarde : elle amplifie la brassicacée plutôt qu'elle ne la couvre.

Sucrine

courant

Le piquant de la moutarde est ce qui empêche le sucré de sonner fade.

Échalote

courant

La moutarde émulsionne, l'échalote parfume. Toute vinaigrette qui vaut la peine.

La moutarde émulsionne la vinaigrette et répond à l'amertume du haricot.

Estragon

courant

L'estragole arrondit le sommet du piquant là où le vinaigre ne fait qu'aiguiser.

Bœuf

courant

L'huile de moutarde est un solvant du gras ; une cuillère remet toute la bouchée à zéro.

Emmental

courant

Le piquant de la moutarde n'a nulle part où se cacher contre un fromage doux. C'est bien le but.

Norme des bars néerlandais : la moutarde transforme le fromage en quelque chose dont on ne se lasse pas.

Œuf

courant

La moutarde émulsionne et tranche, et le soufre des deux vient de la même famille.

La moutarde stabilise l'émulsion et fournit le mordant qui manque au jaune.

Baguette

courant

Le piquant de la moutarde est bref : la mie l'empêche d'arriver tout d'un coup.

Seigle

courant

Le piquant de la moutarde rencontre l'amertume du seigle, et les deux s'adoucissent.

La moutarde émulsionne la vinaigrette et remet le poivre là où la peau l'a pris.

Choucroute

courant

Le piquant de la moutarde arrive par le nez, l'acide du chou par la langue : aucun recouvrement.

Cornichon

courant

Piquant puis acidité, dans cet ordre. Ensemble, ils font une rémoulade.

Poulet

courant

Badigeonnez avant de paner : ça colle la chapelure et assaisonne dessous.

Saucisse

courant

Gras rendu chaud, pâte vive et froide. La température fait la moitié du travail.

Le gras laitier étouffe le feu et laisse le vinaigre. Voilà la sauce du poêlon.

Miel

courant

Le sucre se place devant, l'isothiocyanate derrière. Aucun chevauchement.

Le mucilage de la moutarde stabilise une émulsion que cette huile est trop polie pour tenir seule.

Raifort

inhabituel

Même famille d'enzymes, vitesse différente. La moutarde reste, le raifort s'en va.

Brocoli

inhabituel

La moutarde est aussi une brassicacée, mais son isothiocyanate d'allyle brûle là où celui du brocoli ne brûle jamais.

Le piquant de la moutarde et l'amertume végétale s'empilent en quelque chose de plus vif.

Comté

inhabituel

Les isothiocyanates récurent le gras. Dijon est voisine du Jura, et ce n'est pas un hasard.

Pois cassé

inhabituel

Le piquant de la moutarde se volatilise dans un bol chaud et passe pour une note verte de tête.

Roquette

inhabituel

Même composé brassicacé. La feuille, c'est de la moutarde avec de la chlorophylle en plus.

Le sucre bouilli porte le piquant volatil plus loin, vers le fond de la gorge.

Betterave

inhabituel

Le sucre terreux a besoin d'un coup de piquant, sinon ça passe pour de la confiture avec une assiette dessous.

Mignonette à la moutarde : le piquant s'évapore et laisse l'iode debout, seule.

Gras amer plus âcreté volatile. Le mole tourne exactement sur cet axe.

Cassis

sauvage

Les deux poussent une note verte et soufrée. Le cassis et la moutarde de Dijon partagent le même code postal.