Où voulez-vous arriver ?
Oubliez l’ingrédient. Choisissez la sensation que vous cherchez et remontez le fil.
Vif & acidulé
Le plat est terne, et vous le savez. Voici l’acide qui le réveille.
Bombe umami
Le salé poussé jusqu’à vibrer. Empilez ces notes, mais arrêtez avant que ça ne goûte le bouillon-cube.
Profond & rôti
Maillard comme saveur, pas comme technique. Faites tout brunir, puis brunissez encore.
Vert & cru
Herbe coupée, tiges cassées, l’odeur d’un jardin en juin. La chaleur tue tout ça : cuisez à peine.
Funky & fermenté
Au bord du tourné, maintenu là exprès. Clivant par construction.
Fumée & feu
Le feu est un ingrédient. Traitez-le comme tel, pas comme un accident.
Riche & crémeux
Le gras porte la saveur et enrobe la langue. Il lui faut aussi quelque chose d’acide à ses côtés.
Floral & parfumé
Une goutte de trop et le dîner a un goût de savon. Dosez-le en parfumeur, pas en cuisinier.
Terreux & sombre
Sous-bois, terre mouillée, cave. De la cuisine d’automne, quel que soit le mois.
Piquant & engourdissant
Le piquant n’est pas une saveur, c’est une sensation. Donnez-lui quelque chose à sentir.
Doux-amer
L’amertume est le goût des adultes. Le sucre la rend lisible, il ne l’efface pas.
Le sucré rencontre le salé
La ligne que la plupart des cuisiniers redoutent. La franchir sciemment, ça se lit comme de l’assurance.
Frais & net
Le plat antidote. Ce qu’il vous faut après qu’un plat riche vous a crié dessus.
Iodé & minéral
Eau de mer froide, pierre mouillée, l’intérieur d’une coquille d’huître. Le sel est le cadet de ses soucis.
Caramel & toasté
Du sucre cuit jusqu’à cesser d’être sucré et devenir intéressant.