Poivre du Sichuan
classiqueUne texture de flan neutre : le picotement devient la seule chose qui se passe.
Un flan qui a oublié d’être sucré. Il tremble sous la cuillère et se désintègre sous la fourchette.
Une texture de flan neutre : le picotement devient la seule chose qui se passe.
Les cubes se brisent et épaississent la sauce. C'est précisément le but recherché.
Sirop de gingembre sur des caillés tièdes : le piquant traverse le tremblotant.
Versée en flaque autour, jamais mélangée : le caillé est trop fragile pour être assaisonné deux fois.
L'huile rouge s'étale autour du caillé et fait tout ce que le tofu ne peut pas faire.
Le seul croquant du bol, et la seule chose verte qui vaille la peine d'être ajoutée.
Un film de gras empêche la surface de sécher et donne à l'arôme un endroit où se poser.
Le sucre non raffiné a assez de caramel pour survivre à être versé sur du neutre.
Aucun goût à combattre, alors le flocon fournit à la fois la couleur et le caractère.
Gelée ammoniaquée contre caillé blanc et laiteux : Taïwan le sert froid, sans complexe.
La pâte de graines torréfiées apporte l'amertume et la couleur que le caillé ne peut produire.
Rien à goûter que la texture, alors le poivre devient le plat.
Tous deux amers, nets et pâles ; mélangés, ça prend en mousse sans gélatine.
Les lactones du fruit rencontrent le caillé laiteux. Ça passe pour une crème prise, pas pour une salade.
Note florale et rosée contre une protéine neutre. Rien ne fait concurrence, tout se montre.
Deux textures instables, l'une saline : une rime digne de Lahousse, mal nommée.