Pomme de terre
classiqueLa pomme de terre bouillie ne fait strictement rien, c'est pour ça que la sauce jaune doit tout faire.
Le Pérou dans un seul piment : l’abricot arrive en premier, une brûlure chaude et lente le suit, et la couleur d’un taxi.
La pomme de terre bouillie ne fait strictement rien, c'est pour ça que la sauce jaune doit tout faire.
Pochée, effilochée, reversée dans une sauce épaissie de noix et de pain rassis.
La pâte est fruitée et plate. Le citron vert lui donne le tranchant de toute la côte.
Coupé fin, salé, jeté cru dans la pâte. Soufre et abricot, aucune poêle en jeu.
La chair blanche et ferme prend l'huile pimentée sans que le feu ne la cuise vraiment.
Frits ensemble dans la même pâte de base. Presque rien de péruvien ne commence sans les deux.
Saisi à vif au wok avec soja et oignon, le wok cantonais que Lima a fait sien.
La noix moulue donne du corps à la sauce et un tanin qui fixe la note fruitée en place.
Les gros grains andins émoussent le feu et rendent le sucré aussitôt.
Coquillage sucré comme du sucre sous une chaleur d'abricot, servi cru sur sa coquille et rien d'autre.
L'épaississant plus ancien, d'avant l'arrivée du blé. On grille, on broie, on allonge au bouillon.
Le gras étouffe la capsaïcine et laisse la moitié fruit à noyau du piment tenir seule debout.
Deux acides tropicaux, l'un aigre, l'autre piquant. La pulpe transforme la pâte en vinaigrette.
Un fruit andin au goût d'érable contre un feu andin. Un dessert qu'aucun menu n'a encore osé.