Berbéré
classiqueAcidité fermentée sous seize épices ardentes. Aucun des deux ne survit seul.
La plus petite céréale du monde, fermentée trois jours en une crêpe grise et acide qui sert à la fois d’assiette, de couverts et de serviette.
Acidité fermentée sous seize épices ardentes. Aucun des deux ne survit seul.
Ragoût de légumineuse épicée dans une galette déchirée. Acide contre terre sucrée.
Beurre clarifié épicé : le gras que le teff n'a pas. Il porte le berbéré.
Oiseau longuement cuit, œuf dur, et le pain acide qui absorbe tout le piquant.
Légumes verts amers sur pain acide : deux registres végétaux, aucun sucre entre eux.
Cru ou à peine cuit, l'acide de l'injera fait le travail d'une marinade.
Cuit entier dans le ragoût, puis mangé dans un bout de pain acide déchiré.
La korarima éthiopienne est une cousine. Résine chaude sur grain fermenté.
La graine amère à l'érable double la note de mélasse déjà présente dans le grain.
Vin de miel fermenté à côté de grain fermenté. Les deux sont acides avant d'être sucrés.
Même pays, même registre de torréfaction. L'amertume de chacun trouve un plancher.
Ferment acide plus tanin de cacao : la galette passe pour un biscuit amer.
Malt torréfié et acidité lactique, déjà une astuce belge, transplantée telle quelle.