Thon
classiqueAssez visqueux pour enrober le poisson cru sans glisser de la tranche.
De la sauce soja débarrassée de son blé, avec le corps laissé intact. Plus ronde, plus sombre, avec bien moins de morsure alcoolisée.
Assez visqueux pour enrober le poisson cru sans glisser de la tranche.
Le piquant volatil monte au nez, le sel reste sur la langue : aucun recouvrement.
Plus épais que le shoyu, il reste donc sur le grain au lieu de le traverser.
Même fève, deux procédés : la cosse a le goût de ce dont la sauce est issue.
Guanylate plus glutamate : la multiplication mesurable de l'umami, dans une assiette.
Graine torréfiée et soja rôti partagent des pyrazines ; ils passent pour un seul ingrédient.
Peu de blé, donc moins de brûlé : glacer un steak sans carboniser le sucre.
Le tsuyu à soba veut du corps : une sauce sans blé contre une nouille sans blé.
Tous deux réduits par ébullition : sucre et sel atterrissent à la même viscosité.
Deux purs produits de Maillard fouettés ensemble ont le goût d'une sauce de poêle vieillie.
La bromélaïne attendrit, le tamari assaisonne : le glaçage fait deux métiers à la fois.
Tous deux portent une note soufrée de cassis que personne n'avoue. Les réduire ensemble.